7.5.07

Trois articles

Gontrand Cherrier, court, précis et direct, sur l'évolution de la CJCE en matière de SS : Sécurité Sociale et Doctrine. A lire pour ceux qui désespèrent de quitter la matrice sécubuesque...

Dans le Québécois libre de cette semaine : le marché de la stupidité humaine, qui nous parle politique et élections. J'aime bien ce paragraphe sur le mythe de la Sécu :
On proposera une assurance santé obligatoire qui n’a d’assurance que le nom (en l’absence de prime liée au risque, de contrat, de garantie) et qui détourne plus de 20% du salaire complet: c’est la symbolique « Sécu » à laquelle le citoyen est tellement attaché, tel le chien à sa chaîne. Une chaîne héritée du communisme français, qui remonte à 1945, mais qui est solide, car les gouvernements (non communistes) n’ont eu de cesse de la renforcer au fil des ans, bien qu’elle contrevienne autant à la législation européenne qu’au droit de l’homme à disposer librement des fruits de son travail.
Dans le camp adverse, l'aveuglement continue. Daniel Lenoir est un énarque qui a exercé différentes responsabilités dans l'OSSO (Organisation de la Sécurité Sociale Obligatoire, copyright Georges Lane), MFP, MSA, CNAM, etc, et est à présent à la Mutualité française. Il publie un article assurance-maladie, un dilemme difficile dans la revue Etudes des bons pères jésuites, article qu'il faut lire pour appréhender la haine du marché qui anime tous ces gens. Il reconnaît les difficultés de la SS française (il serait difficile de les nier), mais il écarte d'un simple geste, comme "désastreuse", la seule solution qui offre une issue : le marché. Voici ce qu'il en dit :
On constate, au passage, que personne n’imagine faire relever de la seule logique de marché la question de l’équilibre entre recettes et dépenses, sinon à enregistrer les effets désastreux qu’aurait, tant sur le plan sanitaire que social, l’impossibilité pour la plupart d’entre nous de couvrir le coût des risques liés à la maladie, qui peuvent être totalement insurmontables pour la plupart des personnes.
Il ne sait donc pas ce que c'est qu'une assurance, une vraie, pas la SS à la française qui n'est qu'un mécanisme de spoliation aveugle et de redistribution arbitraire. Pas étonnant qu'il suggère, l'air de ne pas y toucher, des tours de vis supplémentaires dans le système soviétique : fin du "colloque singulier", fin du paiement à l'acte, organisation et coordination (on ne dit plus "planification", c'est trop connoté), etc. Tout ça pour lutter contre les "inégalités de santé", liées au revenu (quelle horreur, il y a des gens qui gagnent plus que d'autres et peuvent donc être mieux soignés), et les "inégalités d'accès aux soins", dues selon l'auteur à la "multiplication des dépassements d'honoraires" (quelle horreur, ces médecins qui vivent des malades, au lieu de soigner gratuitement) !

Aucun commentaire: